L'hommage à Astarté
Prix de Rome en 1853, Henri PICOU représente
parfaitement l'école classique française de la deuxième
partie du XIXe siècle.
Elève de Paul DELAROCHE, il se lia d'amitié avec
GÉROME et GLEYRE,
dont l'influence se fait parfaitement sentir dans
cette oeuvre.
Henri Picou participe à partir de 1847 au Salon des
Artistes Français. Il obtient des récompenses en
1848 et 1857 et y présente régulièrement
des scènes allégoriques ou mythologiques, prétexte
à représenter des jeunes femmes dénudées
évoluant dans des décors antiques.
Dans ce tableau, les femmes célebrent une divinité
assyrienne, la déesse de la fécondité Astarté.
Cette toile est tout à fait typique du style de Picou.
Elle présente une composition pyramidale ayant pour point
d'orgue l'élément antique autour duquel se pressent
les corps voluptueux de vestales à demi-dénudées,
mais toujours chastes.
Henri Picou possédait un immense atelier boulevard Magenta
à Paris, où il pouvait travailler à l'élaboration
d'immenses fresques pour lesquelles il recevait de nombreuses
commandes, notamment pour l'église Saint-Roch à
Paris et Notre-Dame du Bon Secours à Nantes. Ces fresques,
d'un style différent de celui de l'oeuvre présentée,
se situent dans un style évoluant entre le naturalisme
de COURBET et l'intellectualisme de PUVIS de CHAVANNES, comme
le prouve son "Allégorie à la nature"
de 1895 conservée au musée des Beaux-Arts de Nantes.
Ecléctique, Picou fut également un excellent
peintre d'histoire. Plusieurs de ses oeuvres sont conservées
dans des musées français, notamment à Nantes,
sa ville natale, mais également au récent Dahesh
Museum de New-York, qui a la particularité d'être
consacreé aux peintres du XIXe siècle.
Dimensions: 60 cm x 80 cm plus important cadre d'origine (soit
94 cm x 115 cm, cadre inclus).
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